Les macros en musculation : comment calculer ses protéines, glucides et lipides selon son objectif
Apprenez à calculer vos macros en musculation : calories, protéines, glucides et lipides selon votre objectif, prise de muscle, sèche ou maintien.

Cet article a un objectif simple : expliquer ce que sont les macros, à quoi elles servent en musculation, comment les répartir selon son objectif, et comment utiliser une calculatrice de macros de façon intelligente.
Que sont les macros ?
Les macros désignent les trois grands nutriments qui composent l’essentiel de l’alimentation : les protéines, les glucides et les lipides. Chacun a un rôle différent dans l’organisme, et chacun apporte aussi des calories.
Les protéines et les glucides apportent 4 calories par gramme alors que les lipides en apportent 9, c’est ce qui explique qu’on parle souvent à la fois de calories et de macros. Les calories donnent une vue globale de l’énergie consommée, les macros , eux, montrent comment cette énergie est répartie.
Autrement dit, deux alimentations peuvent avoir le même total calorique sans avoir du tout la même répartition, et donc la même utilité pour le corps. C’est justement pour cela que les macros sont utiles en musculation, elles permettent de structurer l’alimentation au lieu de regarder seulement le nombre de calories.
Pourquoi les macros sont importantes en musculation
En musculation, l’alimentation ne sert pas seulement à couvrir les besoins de base, elle influence aussi la récupération, la qualité des entraînements, le maintien de la masse musculaire et la progression sur la durée. Les macros aident à organiser cette alimentation de façon plus logique.
Les protéines jouent un rôle central pour le muscle, alors que les glucides servent surtout à alimenter l’effort et à soutenir le volume d’entraînement, les lipides eux, participent au bon fonctionnement général de l’organisme, notamment sur le plan hormonal et énergétique.
Quand les macros sont mal réparties, le pratiquant peut vite se retrouver avec une alimentation déséquilibrée, et ceci même avec la bonne quantité de calories. Trop peu de protéines, pas assez de lipides, une peur inutile des glucides ou, au contraire, un excès calorique mal maîtrisé. À l’inverse, une bonne base de macros permet de mieux orienter son alimentation selon l’objectif recherché.
Déficit, maintien et surplus calorique
Avant de rentrer plus en détail dans les macros, il faut comprendre une chose simple : le poids évolue surtout selon l’équilibre entre les calories que l’on mange et les calories que l’on dépense.
Le maintien, c’est donc quand on mange à peu près autant de calories que ce que le corps dépense. Le poids reste donc globalement stable.
Le déficit calorique, c’est quand on mange moins de calories que ce que le corps dépense. Le corps doit alors puiser dans ses réserves, ce qui permet de perdre du poids, notamment du gras.
Le surplus calorique, c’est quand on mange plus de calories que ce que le corps dépense. Cela crée un contexte favorable à la prise de poids. En musculation, ce surplus peut aider à prendre du muscle, ou prendre de la masse, si l’entraînement est adapté.
Les macros viennent après cette logique, on commence par savoir si l’objectif est de maintenir son poids, de perdre du gras ou de prendre du poids. Ensuite seulement, on répartit les calories nécessaires entre protéines, glucides et lipides.

Le rôle des protéines
Les protéines sont souvent la première chose à regarder en musculation, et ce n’est pas un hasard. Elles apportent les acides aminés nécessaires au maintien et au développement de la masse musculaire. Elles jouent aussi un rôle important dans la récupération après l’entraînement.
Quand l’objectif est de prendre du muscle, l’apport en protéines aide à soutenir les adaptations liées à l’entraînement. Quand l’objectif est de sécher, elles deviennent encore plus importantes, car elles aident à limiter la perte de masse musculaire pendant une phase où les calories baissent.
Cela ne veut pas dire qu’il faut baser toute son alimentation uniquement sur les protéines. Cela veut simplement dire qu’en musculation, elles restent généralement le premier repère à fixer quand on construit ses macros.
Le rôle des glucides
Les glucides sont la principale source d’énergie dans beaucoup de contextes d’entraînement. Ils prennent une place importante chez les pratiquants qui s’entraînent dur, souvent ou avec un volume élevé. Ils aident à soutenir la performance, la qualité des séances et la capacité à répéter les efforts.
Ils sont pourtant souvent mal compris, car certains les voient comme indispensables en énorme quantité, d’autres cherchent à les réduire trop fortement dès qu’il est question de perte de gras. En réalité, leur place dépend surtout du contexte, un pratiquant avec plusieurs séances intenses par semaine n’a pas les mêmes besoins qu’une personne moins active.
Dans une approche macro, les glucides servent souvent de variable d’ajustement. Une fois les protéines et les lipides fixés à un niveau cohérent que nous verrons plus bas dans cet article, on ajuste plus facilement les glucides selon les besoins énergétiques, l’objectif et la réponse du corps.
Le rôle des lipides
Les lipides ont parfois mauvaise réputation, alors qu’ils sont indispensables, ils participent au fonctionnement hormonal, à l’absorption de certaines vitamines, à la santé générale et à l’équilibre de l’alimentation. En musculation, comme partout, ils ne doivent pas être négligés.
Le problème ne vient pas des lipides eux-mêmes, mais plutôt d’un excès calorique mal géré ou d’une alimentation de mauvaise qualité. À l’inverse, les baisser trop fort pour “faire de la place” à plus de glucides ou pour réduire rapidement les calories est souvent une mauvaise idée.
Dans la construction des macros, les lipides doivent donc rester à un niveau suffisant. Ils ne sont pas seulement une variable secondaire, ils font partie de l’équilibre global.
Où trouver les différentes sources de macros ?
Les macros viennent d’abord des aliments du quotidien. Les protéines se trouvent surtout dans les œufs, les viandes, les poissons, les produits laitiers, le tofu, le tempeh, les légumineuses ou encore certaines alternatives végétales. Les glucides viennent principalement du riz, des pâtes, des pommes de terre, de l’avoine, du pain, des fruits, des légumes secs et d’autres féculents. Les lipides se trouvent dans les huiles, l’avocat, les noix, les amandes, les graines, les œufs, les poissons gras ou certains produits laitiers.
Les compléments alimentaires peuvent aussi aider dans certains cas, mais ils doivent rester un outil pratique. Une whey ou une protéine végétale peut aider à atteindre plus facilement son apport en protéines. Un gainer peut augmenter l’apport en calories, en protéines et en glucides pour une prise de masse. À l’inverse, les glucides et les lipides sont généralement faciles à trouver avec des aliments classiques. Le plus important reste donc de construire d’abord une alimentation solide avec de vrais repas, puis d’utiliser les compléments seulement si cela facilite l’organisation.

Calories et macros : il faut d’abord une base
Avant de calculer ses macros, il faut comprendre un point simple : elles ne tombent pas du ciel, elles s’intègrent toujours dans un total calorique. Si l’objectif est de prendre du muscle, l’alimentation ne sera pas organisée de la même façon que pour une sèche, et si l’objectif est le maintien, la logique changera encore.
Les macros servent donc à répartir les calories, pas à les remplacer. C’est pour cela qu’une calculatrice de macros a généralement besoin de plusieurs informations : le poids, la taille, l’âge, le sexe, le niveau d’activité et l’objectif. À partir de cette base, elle estime un niveau calorique puis propose une répartition cohérente des macronutriment selon les calories totales nécessaires.
Il faut toutefois garder en tête qu’un calcul reste un point de départ, car le corps ne répond pas toujours exactement comme un modèle théorique. Les résultats servent à lancer la démarche, puis à ajuster ensuite selon les résultats observés.
Comment calculer ses macros
La façon la plus simple de calculer ses macros consiste à suivre une logique avec comme première étape de définir l’objectif. Veut-on prendre du muscle, faire une prise de masse plus marquée, maintenir son poids ou sécher ? Sans cela, les chiffres n’ont pas beaucoup de sens.
La deuxième étape est de fixer les protéines, en musculation, elles représentent souvent le repère principal, car elles sont directement liées au maintien et au développement musculaire.
La troisième étape est de fixer les lipides à un niveau cohérent avant la quatrième étape, qui est d’ajuster les glucides avec les calories restantes, en fonction du niveau d’activité et de l’objectif.
Utiliser la calculatrice de macros
C’est ici que la calculatrice prend tout son sens. Elle permet d’obtenir rapidement une base pratique à partir des informations de départ.
La calculatrice de macros permet d’obtenir une première base à partir de données simples : le poids, la taille, l’âge, le sexe, le niveau d’activité, la fréquence d’entraînement et l’objectif. À partir de ces informations, elle estime les calories quotidiennes, puis propose une répartition entre protéines, glucides et lipides.
Cet outil est utile pour éviter de partir au hasard, surtout quand on ne sait pas combien manger pour prendre du muscle, sécher ou maintenir son poids. Il donne une structure de départ plus claire, avec des quantités concrètes à utiliser dans son alimentation.
Il faut toutefois garder en tête que le résultat reste une estimation. La calculatrice ne peut pas savoir exactement comment le corps va réagir. Après quelques semaines, il faut donc observer l’évolution du poids, les performances à l’entraînement, la récupération et le niveau d’énergie, puis ajuster les calories ou les macros si nécessaire.
Calculateur de macros musculation
Estimez vos calories, protéines, glucides et lipides selon votre objectif.
Vos repères de départ
- Métabolisme de base estimé
- 1 699 kcal / jour
- Calories de maintien estimées
- 2 633 kcal / jour
- Calories cibles selon l’objectif
- 2 765 kcal / jour
- Protéines
- 150 g / jour
- Glucides
- 389 g / jour
- Lipides
- 68 g / jour
Répartition calorique
- Protéines : 600 kcal
- Glucides : 1 557 kcal
- Lipides : 608 kcal
Ces résultats sont des repères de départ. Ils doivent être ajustés selon l’évolution du poids, des performances, de la récupération et du ressenti.
Comment lire le résultat
- Les protéines servent de base pour soutenir la masse musculaire.
- Les lipides doivent rester suffisants pour l’équilibre général.
- Les glucides sont ajustés selon les calories restantes, l’objectif et l’activité.
- Les résultats doivent être ajustés après 2 à 4 semaines selon l’évolution.
Sources : formule Mifflin-St Jeor pour estimer le métabolisme de base ; repères protéines en musculation basés sur les positions de l’International Society of Sports Nutrition ; calories par macro : protéines 4 kcal/g, glucides 4 kcal/g, lipides 9 kcal/g.
Comment lire le résultat de sa calculatrice de macros
Quand on obtient un résultat, il ne faut pas regarder seulement le total calorique mais il faut aussi comprendre ce que représentent les grammes de chaque macro.
Les protéines montrent la base de l’alimentation pour soutenir le muscle. Les glucides indiquent en grande partie le niveau d’énergie disponible pour l’entraînement en musculation. Les lipides donnent une base de stabilité alimentaire et physiologique.
Beaucoup de pratiquants font l’erreur de prendre le résultat comme quelque chose de figé, en réalité, il faut plutôt le voir comme une première structure. Si le poids ne bouge pas dans le sens voulu, si la récupération se dégrade ou si la faim devient ingérable, les macros devront être ajustées.

Répartition des macros selon l’objectif
Les macros ne se répartissent pas exactement de la même façon selon que l’on cherche à prendre du muscle, faire une prise de masse, sécher ou maintenir son poids. Les chiffres ci-dessous sont des repères de départ par kilo de poids de corps, à ajuster ensuite selon le niveau d’activité, la fréquence d’entraînement et l’évolution réelle du poids et des performances.
Répartition des macros pour prendre du muscle
Quand l’objectif est de prendre du muscle, il faut donner au corps assez d’énergie pour progresser à l’entraînement et assez de protéines pour soutenir la récupération et la construction musculaire. Il faut donc généralement un léger surplus calorique, afin de créer un contexte favorable à la prise de muscle sans favoriser une prise de gras excessive. Dans ce cadre, les protéines gardent une place importante, les lipides doivent rester à un niveau suffisant, et les glucides sont souvent assez élevés pour soutenir les performances et le volume d’entraînement.
L’idée n’est pas de manger beaucoup sans réfléchir, mais d’avoir une alimentation légèrement au-dessus du maintien, avec une répartition qui permet de progresser sans dériver trop vite vers une prise de gras inutile. En pratique, la base reste souvent la même : protéines fixées correctement, lipides suffisants, puis glucides ajustés selon le niveau d’activité et la réponse du corps.
Pour une prise de muscle progressive, les protéines peuvent généralement se situer autour de 1,6 à 2,2 g par kilo de poids de corps par jour. Les lipides restent en général autour de 0,8 à 1,2 g par kg de poids de corps par jour, afin de garder une base suffisante sans prendre trop de place dans l’apport calorique total. Les glucides occupent ensuite le reste, avec souvent un repère situé autour de 3 à 5 g par kg de poids de corps par jour, voire davantage chez les pratiquants qui s’entraînent souvent et avec un bon volume.
Répartition des macros pour une prise de masse
La prise de masse suit la même logique, mais avec un surplus calorique plus marqué, le but etant d’apporter plus d’énergie pour favoriser une progression plus nette sur le poids, les charges et le volume d’entraînement.
Dans ce cas, les protéines n’ont pas besoin de monter sans fin. Elles restent à un niveau solide, les lipides gardent leur place, et ce sont surtout les glucides qui augmentent pour créer le surplus calorique. La différence principale avec une prise de muscle plus modérée ne vient donc pas d’un changement complet des macros, mais surtout d’un apport énergétique plus élevé, souvent porté en grande partie par les glucides.
En prise de masse, les protéines n’ont pas besoin de monter beaucoup plus haut que pour une prise de muscle classique. On reste souvent autour de 1,6 à 2,2 g par kg de poids de corps par jour. Les lipides peuvent rester autour de 0,8 à 1,2 g par kg de poids de corps par jour. La différence se fait surtout sur les glucides, qui montent plus facilement pour créer un surplus calorique. En pratique, on se retrouve souvent autour de 4 à 6 g par kg de poids de corps par jour, parfois plus chez les personnes très actives ou qui supportent bien des apports élevés.
Répartition des macros pour une sèche
Pendant une sèche, le but est de perdre du gras tout en gardant le plus de muscle possible. La priorité est donc de maintenir un apport protéique suffisamment élevé, car les protéines aident à limiter la perte de masse musculaire quand les calories baissent, tout en créant un deficit calorique.
Les lipides ne doivent pas être baissés trop fortement, car ils restent importants pour l’équilibre général. Le déficit des calories se crée donc souvent en réduisant surtout les glucides, car ce sont eux que l’on ajuste le plus facilement. L’objectif n’est pas de supprimer totalement un nutriment, mais de réduire l’apport énergétique, en se concentrant sur les glucides, de façon contrôlée tout en gardant une alimentation tenable et des entraînements corrects.
Pendant une sèche, les protéines deviennent souvent la priorité, avec un repère simple et utile qui se situe souvent autour de 1,8 à 2,4 g par kg de poids de corps par jour, avec parfois plus dans certains cas très spécifiques chez les pratiquants déjà secs et bien entraînés. Les lipides restent généralement autour de 0,6 à 1,0 g par kg de poids de corps par jour, afin de ne pas les faire tomber trop bas. Le déficit calorique se crée ensuite surtout en réduisant les glucides, qui se situent souvent autour de 2 à 4 g par kg de poids de corps par jour selon le niveau d’activité, l’agressivité de la sèche et la tolérance individuelle.
Répartition des macros pour le maintien
Le maintien correspond à une situation où l’on cherche à garder un poids globalement stable. Cela peut servir à stabiliser sa progression, à consolider ses habitudes ou à rester sur une alimentation équilibrée sans chercher ni prise de masse ni sèche.
Dans ce cas, les macros sont réparties autour d’un apport calorique stable. Les protéines restent importantes pour soutenir la masse musculaire, les lipides gardent une base suffisante, et les glucides sont ajustés selon le niveau d’activité et le confort alimentaire. Le maintien n’est donc pas une phase vide : c’est simplement une phase plus stable, souvent utile pour construire quelque chose de durable.
Au maintien, on garde en général une structure plus stable, avec les protéines qui peuvent rester autour de 1,6 à 2,0 g par kg de poids de corps par jour, les lipides autour de 0,8 à 1,0 g par kg de poids de corps par jour, et les glucides sont ajustés selon l’activité, souvent autour de 3 à 5 g par kg de poids de corps par jour. Le but n’est pas de pousser fort dans un sens ou dans l’autre, mais de garder une alimentation cohérente, tenable et adaptée à l’entraînement.
Repères simples à retenir
Pour simplifier, on peut retenir ceci :
- protéines : souvent 1,6 à 2,2 g/kg/j en musculation, et souvent plus haut en sèche
- lipides : souvent 0,6 à 1,2 g/kg/j selon l’objectif et le total calorique
- glucides : la macro qui bouge le plus, généralement ajustée selon l’entraînement et l’objectif

Exemple simple de calcul de macros
Prenons une personne de 80 kg qui veut prendre du muscle, elle commence par estimer ses calories de maintien, par exemple 2 600 calories par jour. Pour créer un léger surplus, elle peut viser environ 2 800 calories par jour.
Elle fixe ensuite ses protéines autour de 2 grammes par kilo de poids de corps, soit environ 160 g de protéines par jour. Cela représente 640 calories, car 1 g de protéine apporte 4 calories.
Elle garde ensuite une base de lipides autour de 1 gramme par kilo de poids de corps, soit environ 80 g de lipides par jour. Cela représente 720 calories, car 1 g de lipide apporte 9 calories.
Il reste donc environ 1 440 calories à répartir en glucides, comme 1 g de glucide apporte 4 calories, cela donne environ 360 g de glucides par jour.
Dans cet exemple, la personne arrive donc à une base de départ autour de :
- 2 800 calories
- 160 g de protéines
- 80 g de lipides
- 360 g de glucides
Autre exemple :
Une personne de 70 kg veut perdre du gras, si son maintien est estimé à 2 300 calories, elle peut commencer avec un déficit modéré autour de 1 950 calories par jour.
En sèche, elle peut fixer ses protéines un peu plus haut, par exemple autour de 2,2 grammes par kilo de poids de corps, soit environ 154 g de protéines. Cela représente 616 calories.
Elle garde ensuite environ 0,8 gramme de lipides par kilo de poids de corps, soit environ 56 g de lipides, cela représente 504 calories.
Il reste donc environ 830 calories pour les glucides, soit environ 208 g de glucides.
Dans cet exemple, la base de départ serait donc :
- 1 950 calories
- 154 g de protéines
- 56 g de lipides
- 208 g de glucides
Ces chiffres ne sont pas des valeurs parfaites à copier. Ils montrent surtout la méthode : on part des calories, on fixe les protéines, on fixe les lipides, puis on complète avec les glucides. Attention, car les glucides donne l'énergie pour les séances de musculation et pour la journée, si lors d'un déficit votre énergie est trop bas il faudra augmenter les glucides et donc réduire le deficit calorique.
Suivre ses macros sans viser la perfection
Les macros permettent de structurer l’alimentation, mais il n’est pas nécessaire de tomber exactement sur les mêmes chiffres chaque jour. Être à quelques grammes au-dessus ou en dessous sur les protéines, les glucides ou les lipides ne change pas tout, tant que l’ensemble reste cohérent sur la semaine.
Les chiffres doivent donc aider à mieux organiser les repas, pas devenir une contrainte permanente. Une alimentation suivie avec régularité, même avec une petite marge d’erreur, sera souvent plus efficace qu’un plan trop strict que l’on abandonne au bout de quelques jours.
Comment répartir ses macros dans la journée
Une fois les macros calculées, il faut encore les répartir, sur ce point, il n’est pas nécessaire de rendre les choses compliquées, le plus simple est généralement de répartir les protéines sur plusieurs repas au lieu de tout concentrer en une seule prise.
Les glucides peuvent être placés de façon plus souple, avec souvent un intérêt pratique autour de l’entraînement selon les préférences, les horaires et la digestion, ce qui permet de concentrer l'énergie disponible pour la séance. Les lipides se répartissent ensuite naturellement sur la journée, en évitant simplement de déséquilibrer complètement certains repas.
Le but n’est pas de créer un planning rigide minute par minute, il s’agit surtout de garder une structure réaliste et facile à suivre. Mais l'important est la totale caloriques et les macros sur la journée.
Les erreurs fréquentes avec les macros
L’une des erreurs les plus courantes est de ne regarder que les protéines, elles sont importantes, mais elles ne suffisent pas à structurer une alimentation complète.
Une autre erreur consiste à avoir peur des glucides, surtout en phase de sèche, les réduire peut être utile, mais les baisser trop fort trop vite rend souvent l’entraînement plus difficile, l'énergie au travail et durant la journée plus basse et l’alimentation moins tenable.
Baisser les lipides trop bas est aussi une erreur classique, beaucoup de pratiquants les voient comme une simple réserve de calories à supprimer, alors qu’ils ont un vrai rôle dans l’équilibre alimentaire.
Enfin, beaucoup de personnes oublient qu’un calcul de macros doit être ajusté, si rien ne change dans le bon sens après plusieurs semaines, il faut corriger la base au lieu de garder les mêmes chiffres par habitude.
Quand faut-il ajuster ses macros ?
Les macros ne sont pas faites pour rester identiques dans tous les cas, elles doivent évoluer si les résultats ne correspondent pas à l’objectif.
Si le poids ne monte pas du tout pendant une phase de prise de muscle ou de masse, il peut être utile d’augmenter légèrement l’apport. Si la perte de poids est trop rapide pendant une sèche, ou si la récupération devient mauvaise, il faut parfois remonter un peu les calories ou revoir la répartition.
Il faut aussi tenir compte du ressenti, une faim excessive, une baisse nette d’énergie ou des performances qui chutent durablement peuvent signaler qu’il faut ajuster quelque chose. L’idée n’est pas de modifier les macros tous les trois jours, mais de ne pas les traiter comme des chiffres intouchables.
Ce qu’il faut retenir
Les macros sont un outil simple pour organiser son alimentation en musculation, elles permettent de répartir les protéines, les glucides et les lipides de façon plus cohérente selon l’objectif recherché.
Les protéines restent souvent le premier repère à fixer, les lipides doivent rester suffisants et les glucides s’ajustent ensuite selon les besoins énergétiques, le volume d’entraînement et l’objectif.
Une calculatrice de macros peut être très utile pour obtenir une base de départ, mais elle ne remplace pas l’observation des résultats. Les bons chiffres sont ceux que l’on peut suivre de façon régulière, puis ajuster si nécessaire.
Le plus important n’est donc pas de viser une perfection théorique, c’est de construire une base claire, utile, réaliste et évolutive.
FAQ
Qu’est-ce qu’une macro en musculation ?
Une macro, ou macronutriment, désigne l’une des trois grandes catégories de nutriments qui apportent de l’énergie : les protéines, les glucides et les lipides.
Comment calculer ses macros ?
On commence généralement par définir son objectif, puis une base calorique. Ensuite, on fixe les protéines, puis les lipides, et on ajuste les glucides avec le reste.
Quelle différence entre calories et macros ?
Les calories représentent l’énergie totale consommée. Les macros montrent comment cette énergie est répartie entre protéines, glucides et lipides.
Les protéines sont-elles le plus important en musculation ?
En musculation, elles sont souvent le premier repère à fixer, car elles jouent un rôle central pour le maintien et le développement musculaire, mais l'équilibre de tous les macros est indispensable pour progresser.
Faut-il réduire les glucides pour sécher ?
Pas forcément de façon extrême, ils sont souvent ajustés en période de sèche, mais ils gardent un intérêt pour soutenir l’entraînement.
Les lipides font-ils grossir plus que les autres macros ?
Ils apportent plus de calories par gramme, mais ils ne doivent pas être vus comme un nutriment à supprimer. Ils restent importants dans l’équilibre alimentaire.
Faut-il compter ses macros toute sa vie ?
Non, pour beaucoup de pratiquants, compter ses macros sert surtout à apprendre, structurer son alimentation et mieux comprendre ses besoins, mais avec le temps on apprend à organiser sa diète sans devoir tout peser et calculer.
Une calculatrice de macros donne-t-elle le chiffre parfait ?
Non, elle donne surtout une base de départ. Les résultats doivent ensuite être ajustés selon l’évolution du poids, des performances et du ressenti.
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